Actualité

Mardi 8 mai à 18h15

rencontre

L'anthropologue et professeur à la Faculté des sciences scoiales et politiques de l'Université de Lausanne

Mondher Kilani

présentera son nouveau livre "Du goût de l'autre"

Depuis les premiers « témoignages » sur le cannibalisme au lendemain des Grandes Découvertes, l’idée qu’il existe quelque part des humains prêts à en manger d’autres fascine l’Occident. Confondant passé et présent et bousculant contextes culturels et rituels, les représentations de cette pratique juxtaposent les actes anthropophages qui font suite aux naufrages ou aux famines, les « festins cannibales » des « féroces sauvages » des mers du Sud, les cérémonies mortuaires où le meilleur tombeau pour le disparu est le ventre de ses descendants ou la délectation des serial killers pour le corps de leurs victimes…
Cette approche indifférenciée alimente une longue tradition mythique comme l’incessant malentendu culturel qui a caractérisé la rencontre des Occidentaux avec les peuples exotiques. Elle manque surtout la dimension symbolique et métaphorique d’un phénomène évanescent, dont la réalité ne peut être appréhendée qu’imaginairement.
À la réflexion méthodique de l’anthropologie, cet ouvrage associe les productions littéraires, savantes et artistiques que la hantise d’être soi-même dévoré ou le fantasme d’assimiler l’autre ont inspirées. Ces fragments de discours cannibale dessinent l’étendue des champs de signification du cannibalisme : ceux de l’amour et de la haine, du désir et du rejet, de l’identité et de l’altérité, de l’ordre et du désordre, des relations d’alliance et de pouvoir, de l’autonomie et de la servitude.

La rencontre se passera en présence de

Saskia von Overbeck Ottino, psychiatre et pédopsychiatre FMH, psychanalyste SSPsa-IPA, ethnopsychanalyste, responsable de la consultation d’ethnopsychanalyse aux HUG

et de

Irene Becci, professeure à l’Université de Lausanne aux « Emergences religieuses et nouvelles spiritualités », membre de la section de sociologie de l’ESA. Elle représente la Suisse au sein de la SISR/ISSR.

 

Jeudi 3 mai à 18h

rencontre

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Nicolas Tavaglione

présentera son nouveau livre paru aux éditions Labor et Fides "Les mots de la tribu"

Ce livre est une mosaïque de « notules », comme aime à les appeler Nicolas Tavaglione. Pour votre instruction et votre divertissement, il propose à votre esprit critique de courts textes, rangés ici par ordre alphabétique, qui s’occupent chacun d’une seule idée, d’un seul problème ou d’un seul argument associés au mot qui leur sert de titre.

Il y sera question, comme dans tout livre digne d’intérêt, d’amour et de guerre, d’argent et de pouvoir, d’individus et de mouvements collectifs, de perversion et de dévouement. On croisera Paris Hilton. Dieu et peut-être un ou deux miracles. Mais les personnages principaux seront des philosophes morts ou vivants, des arguments et – puisqu’il faut des méchants – quelques hommes politiques.

Après avoir été enseignant et chercheur en éthique et en philosophie politique à l’Université de Genève durant plus de quinze ans. Nicolas Tavaglione exerce aujourd’hui un métier sérieux. Mais on n’abandonne pas si facilement ses premières amours. Il a déjà publié Le dilemme du soldat (Labor et Fides, 2005), Gare au Gorille. Plaidoyer pour l’État de droit (Labor et Fides, 2010). Dernières nouvelles du zoo (Le Courrier, 2015), et il a coédité avec Anouk Lloren et Laurent Tischler Les étrangers volent-ils notre travail ? (Labor et Fides. 2016).

Samedi 28 avril 2018 de 11h à 12h

Journée mondiale du livre

La Sant Jordi est la fête du livre, donc notre fête à toutes et tous !

Célébrée depuis le Moyen Age, la Saint-Georges était surtout à la fête en Catalogne,
mais au fil du temps c’est devenu la plus grande fête du livre et des librairies indépendantes
à travers le monde.

A cette occasion, nous vous invitons à être les libraires d’un jour
en venant parler d’un livre que vous aimez

le samedi 28 avril entre 11h et 12h

Certains nous ont déjà annoncé leur venue,
mais si cela vous inspire,
faites-nous signe,
venez,
partagez vos lectures
et… buvons un verre ensemble !

Jeudi 26 avril à 18h

rencontre

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Nous avons le grand plaisir de recevoir

Naomi Fontaine – Manikanetish

en présence de Rodney Saint-Eloi, fondateur des éditions Mémoire d'Encrier

Une enseignante de français en poste sur une réserve indienne de la Côte-Nord du Québec raconte son univers, celui de ses élèves qui cherchent à se prendre en main. Autochtone, elle tentera tout pour les sauver du désespoir, même se lancer en théâtre avec eux. Dans ces voix, regards et paysages se détachent la lutte et l’espoir.

Naomi Fontaine a publié Kuessipan en 2011, roman qui a connu un véritable succès. Manikanetish est son deuxième roman.
Rodney Saint-Eloi, né à Cavaillon (Haïti), est le directeur de la maison d’édition Mémoire d’Encrier qui fête cette année son 15e anniversaire. Poète, écrivain, essayiste, il est auteur d’une quinzaine de livres de poésie.

Samedi 21 avril de 11h30 à 12h30

débat

rencontre

La Librairie du Boulevard et Christelle Dormoy-Rajramanan sont invités pour un Magazine littéraire hors les murs

Mai 68 – Par celles et ceux qui l’ont vécu, mais pas seulement

à Cité Seniors (62 rue de Lausanne – 28 rue Amat)

Mai-Juin 68, cinquante ans après… L’événement génère encore beaucoup de discours, de confiscations, de raccourcis, mais qui sait comment cet épisode extraordinaire est entré dans la vie de millions de personnes ordinaires ?

Du coup, Cité Seniors organise tout un week-end autour de la question et a invité la Librairie du Boulevard et Christelle Dormoy-Rajramanan, co-auteure du livre Mai 68 par celles et ceux qui l’ont vécu (éd. de l’Atelier) pour donner un aperçu des livres importants qui viennent de paraître à ce sujet et présenter de plus près le livre paru à l’édition de l’Atelier, qui fait raconter plus de cent cinquante témoins de ce moment marquant de l’histoire comment elles et ils l’ont vécu.

Enfant de la banlieue rouge, élève des beaux quartiers, étudiant algérien en art dramatique, ajusteur, professeure de lycée, opératrice des PTT, métallo d’une usine automobile, appelé du contingent, aumônier de jeunes, mère au foyer, directeur d’une maison de la culture, cheminot… Reliés les uns aux autres, leurs récits forment une incroyable fresque. L’élan émancipateur de ce qui fut vécu durant ces semaines mémorables s’incarne de manière polyphonique, à la fois intime et politique.