Fille d’immigrés portugais, la narratrice grandit à la fin des années 1990 dans une loge de gardien du riche et luxueux XVIe arrondissement parisien. Dans un récit incisif et non-dénué d’humour, elle décrit ses conditions de vie dans ce microcosme façonné par les rapports de domination sociale entre les propriétaires, les Autres, et les invisibles corvéables à merci. Un monde à hauteur d’enfant où l’intimité n’existe pas.
L’exigüité du logement, l’absence d’intimité, les contraintes d’astreinte, le manque de considération ou la sensation d’invisibilité sont autant de sentiments ressentis avec acuité par la narratrice et son récit est touchant de sincérité.
Comme son héroïne, Mariana Alves est née dans les années quatre-vingt à Paris et a grandi auprès de parents gardiens d’immeuble

