Vera a dix ans et vit à New York. Elle tient un Journal des choses que je ne connais pas encore. En fait, elle est une enfant particulière, et les relations humaines (en particulier celles entre son père et sa belle-mère), lui restent souvent mystérieuses.
Ses seuls amis semblent parfois être leur voiture Stella (qui parle) et leur ami Kaspie, échiquier à l’intelligence artificielle (qui parle aussi). Et en arrière fond les Etats-Unis semblent basculer dans le fascisme et la répression.
Tout le charme et la puissance de conviction du nouveau roman de Shteygart reposent sur ce pari emporté haut la main : nous faire voir le monde par les yeux de Vera, et ne pas révéler de vérité cachée autre que celle que Vera, avec son entêtement et son esprit d’initiative va découvrir.
A la fois drôle, intelligent et émouvant.


