Pour ceux qui n’ont encore jamais lu du David Graeber, et qui craignent des essais de 100 pages voici une excellente introduction à la pensée de cet anthropologue anarchiste « aussi brillant que radical ».
Judicieusement choisis, les textes balaient tout le spectre des thèmes et des idées que Graeber n’a cessé de brasser dans son œuvre : la généalogie politique et morale de ce que nous appelons communément « l’Occident », la naturalisation et la financiarisation de l’économie, le pouvoir et la brutalité de la bureaucratie, le sens (ou l’absence de sens) du travail, etc.
Ils sont traversés par la même espièglerie intellectuelle, la même méthode, qui consiste à porter un regard d’anthropologue sur les évidences et les habitudes, sur le fonctionnement de l’économie, sur les hiérarchies et les rapports de domination, en bref sur tout ce qui apparaît naturel à force d’avoir toujours été là ou d’avoir été inlassablement rabâché.


