Librairie autogérée depuis 1975, nous proposons un service de commande et de recherches, des conseils, des rencontres et diverses manifestations.

lu :11h30 – 18h30
ma-ve :09h00 – 18h30
sa :10h00 – 17h00

34 rue de Carouge
CH – 1205 Genève

Newsletter
Menu
Menu
Le dernier pétale de Rose Melisa Ozkul suicide coup coeur bd antipodes

Le dernier pétale de Rose

Melisa Ozkul
Ed. Antipodes
, 2025
80 pages
Suisse

Rose est atteinte d’une maladie incurable. Elle annonce à ses deux enfants adultes, Laura et Alexis, qu’elle a décidé de recourir au suicide assisté afin d’abréger ses souffrances. L’illustratrice suisse Melisa Ozkul publie chez Antipodes un roman graphique touchant qui explore la manière de vivre un deuil durant les semaines qui précèdent une mort programmée.

Melisa Okzul apprécie particulièrement les thèmes sociétaux. En se basant sur une histoire réelle, l’illustratrice suisse s’est approprié le délicat sujet du suicide assisté avec intelligence et une certaine poésie. Au fil des pages, lectrices et lecteurs assistent aux conséquences de l’annonce de Rose. La famille est bouleversée. Entre celui qui accepte et celle qui refuse, le dialogue est difficile. Les deux enfants de la vieille dame incarnent une représentation, presque extrême, des différentes opinions qui entourent le choix de la fin de vie dans la société civile.

Euthanasie passive ou active (indirecte), ou encore l’assistance au suicide définissent des modes, légaux ou non selon les pays, de quitter notre monde de manière volontaire. C’est un sujet complexe à aborder. Le dernier pétale de Rose n’est pas un ouvrage qui prend position sur la fin de vie. C’est une réflexion profonde sur la dignité humaine, le choix de chacune et de chacun à prendre une décision qui n’est parfois pas en accord avec la morale de nos sociétés ou même de celle de ses proches. « La mort est la seule liberté possible », dit Rose. À travers son trio mère-fils-fille, Melisa Ozkul décrit le cheminement de chacun face à la douleur de perdre un être cher ou encore de constater la déchéance de son propre corps ridé et douloureux. C’est réalisé avec une très grande sensibilité. Malgré la difficulté du sujet, ce roman graphique reste une ode à la vie… ou à la liberté.

Prix indicatif – fr. 28.-

Dans la même catégorie