Après la mort de son père, le narrateur, architecte français vivant en Californie avec sa compagne, se résout à traverser l’Atlantique pour vendre l’appartement familial situé au huitième étage d’un immeuble parisien. Tourmenté par les souvenirs de son enfance, il retarde chaque jour un peu plus le moment de pénétrer dans l’appartement. Car tout, dans ces murs, lui rappelle ces années douloureuses de cohabitation avec un père taiseux, absent, perpétuellement agacé par la présence de son fils qu’il considère comme un intrus. C’est en se liant aux habitants du quartier – des personnages spontanés, drôles et touchants – que le narrateur apprivoise son passé.
Hugo Lindenberg signe un roman d’une justesse et d’une sensibilité rare sur le thème de l’enfance non pas maltraitée, mais tout simplement malaimée.


