Actualité

Mercredi 13 juin à 18h

lecture

rencontre

Rencontre avec

Marie-Noëlle Schurmans

autour de son roman "D'un jour à l'autre: 1914-1918"

Ce livre alterne un journal de tranchées, rédigé par Gustave, lieutenant dans un régiment de cavalerie, et un récit fictionnel, celui de sa femme, Eléonore. Le ton de l’un est d’époque, teinté de formalisme, et se défend de l’émotion. Le ton de l’autre est intemporel, et il s’appuie sur le sensible. Mais les voix de Gustave et d’Eléonore sont loin d’être juxtaposées: elles s’appuient l’une sur l’autre, pour se déployer dans le croisement des perspectives et l’accentuation d’un éloignement.

Marie-Noëlle Schurmans, auteure de plusieurs essais ainsi que d’un recueil poétique, propose cette fois un roman.
Sophie Meyer, qui animera la rencontre, est documentaliste et rédactrice web à la RTS, et vient également d’achever son premier roman.

Mardi 5 juin à 18h

lecture

rencontre

Amélie Plume – Un voile de coton

Rencontre modéré par Doris Jakubec

Dans ce roman, la narratrice visite avec une inlassable gourmandise les petits villages et les vastes campagnes jurassiennes de son enfance. Déterrant des souvenirs enfouis, elle se remémore la relation douce-amère avec sa mère, du cocon fusionnel des premières années à la grande déchirure lorsqu’elle devient féministe.

Née dans le Jura suisse, Amélie Plume vit entre Genève et Hyères. Elle a publié de nombreux récits romancés proches de l’autofiction dans un style enlevé, sur un ton mêlant drôlerie et tragique, rêve et perte.

Doris Jakubec était professeur de littérature romande à l’Université de Lausanne et directrice du centre de recherches sur les lettres romandes de 1981 à 2003.

 

Mercredi 30 mai à 18h

vernissage

Ce qu’enfermer des jeunes veut dire : Enquête dans un centre éducatif fermé

Rencontre avec les auteurs Arnaud Frauenfelder, Eva Nada et Géraldine Bugnon

Cet ouvrage revisite la « question carcérale » en décortiquant ses enjeux contemporains. En Suisse comme en Europe, la délinquance juvénile attise les sensibilités publiques et nourrit les discours sécuritaires. Parallèlement, les mineur·e·s sont progressivement reconnus comme des sujets de droit, dont il faut protéger l’intégrité physique et morale. A partir d’une enquête de terrain réalisée dans un centre éducatif de Suisse romande, l’ouvrage s’attache à saisir les formes de recomposition de l’économie morale de l’enfermement de jeunes en soulignant combien les pratiques de l’Etat, dans cet univers particulier, s’expriment d’abord par le travail de ses agents.

Arnaud Frauenfelder, Eva Nada et Géraldine Bugnon sont sociologues à la Haute école de travail social (HETS) de Genève. Ils sont spécialistes des modes d’encadrement des jeunes, de la justice des mineurs et des questions de délinquance.

Cet ouvrage est paru en avril 2018 dans la collection Terrains des sciences sociales aux Editions Seismo (Zurich et Genève).

Mardi 8 mai à 18h15

rencontre

L'anthropologue et professeur à la Faculté des sciences scoiales et politiques de l'Université de Lausanne

Mondher Kilani

présentera son nouveau livre "Du goût de l'autre"

Depuis les premiers « témoignages » sur le cannibalisme au lendemain des Grandes Découvertes, l’idée qu’il existe quelque part des humains prêts à en manger d’autres fascine l’Occident. Confondant passé et présent et bousculant contextes culturels et rituels, les représentations de cette pratique juxtaposent les actes anthropophages qui font suite aux naufrages ou aux famines, les « festins cannibales » des « féroces sauvages » des mers du Sud, les cérémonies mortuaires où le meilleur tombeau pour le disparu est le ventre de ses descendants ou la délectation des serial killers pour le corps de leurs victimes…
Cette approche indifférenciée alimente une longue tradition mythique comme l’incessant malentendu culturel qui a caractérisé la rencontre des Occidentaux avec les peuples exotiques. Elle manque surtout la dimension symbolique et métaphorique d’un phénomène évanescent, dont la réalité ne peut être appréhendée qu’imaginairement.
À la réflexion méthodique de l’anthropologie, cet ouvrage associe les productions littéraires, savantes et artistiques que la hantise d’être soi-même dévoré ou le fantasme d’assimiler l’autre ont inspirées. Ces fragments de discours cannibale dessinent l’étendue des champs de signification du cannibalisme : ceux de l’amour et de la haine, du désir et du rejet, de l’identité et de l’altérité, de l’ordre et du désordre, des relations d’alliance et de pouvoir, de l’autonomie et de la servitude.

La rencontre se passera en présence de

Saskia von Overbeck Ottino, psychiatre et pédopsychiatre FMH, psychanalyste SSPsa-IPA, ethnopsychanalyste, responsable de la consultation d’ethnopsychanalyse aux HUG

et de

Irene Becci, professeure à l’Université de Lausanne aux « Emergences religieuses et nouvelles spiritualités », membre de la section de sociologie de l’ESA. Elle représente la Suisse au sein de la SISR/ISSR.

 

Jeudi 3 mai à 18h

rencontre

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Nicolas Tavaglione

présentera son nouveau livre paru aux éditions Labor et Fides "Les mots de la tribu"

Ce livre est une mosaïque de « notules », comme aime à les appeler Nicolas Tavaglione. Pour votre instruction et votre divertissement, il propose à votre esprit critique de courts textes, rangés ici par ordre alphabétique, qui s’occupent chacun d’une seule idée, d’un seul problème ou d’un seul argument associés au mot qui leur sert de titre.

Il y sera question, comme dans tout livre digne d’intérêt, d’amour et de guerre, d’argent et de pouvoir, d’individus et de mouvements collectifs, de perversion et de dévouement. On croisera Paris Hilton. Dieu et peut-être un ou deux miracles. Mais les personnages principaux seront des philosophes morts ou vivants, des arguments et – puisqu’il faut des méchants – quelques hommes politiques.

Après avoir été enseignant et chercheur en éthique et en philosophie politique à l’Université de Genève durant plus de quinze ans. Nicolas Tavaglione exerce aujourd’hui un métier sérieux. Mais on n’abandonne pas si facilement ses premières amours. Il a déjà publié Le dilemme du soldat (Labor et Fides, 2005), Gare au Gorille. Plaidoyer pour l’État de droit (Labor et Fides, 2010). Dernières nouvelles du zoo (Le Courrier, 2015), et il a coédité avec Anouk Lloren et Laurent Tischler Les étrangers volent-ils notre travail ? (Labor et Fides. 2016).