

| Vendredi 29 mars | fermé |
| Samedi 30 mars | 10h-17h |
| Lundi 1er avril | fermé |
| Du Mardi 2 avril au Vendredi 5 avril | 9h30-12h30 / 14h-18h30 |
| Samedi 6 avril | 10h-17h |
| Lundi 8 avril | 14h-18h30 |
| Du Mardi 9 avril au Vendredi 12 avril | 9h30-12h30 / 14h-18h30 |
| Samedi 13 avril | 10h-17h |
Nous vous souhaitons de Joyeuses Pâques!



La race, question sensible ? C’est le sujet que pose le n°12 de la revue Sensibilités, coordonné par la sociologue Sarah Mazouz.
Si les sciences sociales ont montré comment la race est un fait non pas biologique mais social, construit par des logiques d’infériorisation, ce numéro s’attaque plus précisément aux expériences incarnées et met en évidence le jeu complexe entre race et corps. De la Tunisie du XIXe siècle aux États-Unis des années 1920 en passant par la Grèce antique, la race se construit et se déconstruit au plus près des corps et des affects.
La modération sera assurée par Irene Becci, professeure à la Faculté de Théologie et Sciences des Religions de l’Université de Lausanne.
En jetant les bases d’une psychanalyse sororale, qui permet de penser autrement l’articulation de l’intime et du politique, du psychique et du social, de l’inconscient et du collectif, ce livre fait un pas décisif dans la direction d’un renversement de l’orientation patriarcale et hétérocentrée de la psychanalyse, dans une langue claire, impertinente et rigoureuse.
Il parlera à toutes celles et ceux qui aspirent à penser, sentir et vivre au-delà des imaginaires de la domination masculine.
Silvia Lippi est psychanalyste, docteure en psychologie et psychologue hospitalière
Patrice Maniglier est philosophe, maître de conférences à l’Université Paris-Nanterre
Après Les nuits d’été, le troisième roman de Thomas Flahaut nous parle de La Cingle, un territoire modeste qui charrie toutes les failles et contradictions de nos sociétés. L’État veut détruire cette ancienne zone protégée afin d’y installer des panneaux photovoltaïques. Depuis deux ans, des militants ont investi l’endroit dans un geste de résistance ultime. Parmi eux, Jérôme et Camille, deux esprits qui se veulent libres et qui essaient, chacun à leur manière, de changer le cours des choses.
À travers leur trajectoire intime, l’auteur illustre avec une grande justesse l’ambivalence de l’engagement, entre utopie et rage.
La rencontre sera animée par l’écrivain lausannois Arthur Brügger.
Dans le cadre de la campagne pour la libération d’Abdullah Öcalan,
Serhildan Genève organise une lecture et discussion de la philosophie d’Öcalan.
Cet essai politico-philosophique s’adresse au public européen, transnational et ouvre la réflexion sur un nouveau nihilisme politique aux frontières : la torture, les morts, les disparus structurent des pratiques sécuritaires dangereuses. Il apporte des bases pour une nouvelle politique migratoire, du droit d’asile, du travail, des droits sociaux, des rapports de justice avec les pays d’origine et de transit des exilés d’une nouvelle Europe basée sur l’hospitalité politique, les droits fondamentaux, rejoignant les luttes pacifistes pour le climat, les droits sociaux, les luttes des femmes, etc. en Europe et dans le monde.
Police ou politique ? Guerre ou politique ? La responsabilité politique est déléguée par les États à Frontex, agence de police de l’Union européenne, avec un mandat paradoxal : protéger, contrôler, expulser. La violation des droits fondamentaux, les « crimes contre l’humanité » s’accumulent.
Trop de maltraitance, de morts, de disparus aux frontières de l’Europe ! Pourrons-nous encore nous baigner dans les mers, nous promener sur les chemins de passage, rêver au désert ?
Des alternatives existent. Des praxis anti-nihilistes courageuses ouvrent des possibles. C’est l’objet de ce livre, dont la rédaction s’est achevée en mai 2023.
Intervenants :
José Lillo, metteur en scène
Martin Caloz, artiste en formation
Olivier de Marcellus, activiste du climat
La modération sera assurée par Manuela Salvi, journaliste à la RTS.
Après quinze ans d’éloignement, Agathe retrouve Véra, sa cadette aphasique, dans la bâtisse du Périgord où elles ont grandi. Elles ont neuf jours pour la vider. Véra a changé : Agathe découvre une femme qui cuisine avec agilité, a pris soin de leur père jusqu’à son décès, et communique ave sa sœur en lui tendant l’écran de son smartphone. À travers un regard précis et affirmé, empreint de douceur, l’autrice confronte la violence des sentiments entre deux sœurs que le silence a séparées.
La discussion sera animée par la journaliste Geneviève Bridel.




Comment rendre compte de réalités généralement invisibles et pourtant si souvent sous les yeux de tout le monde ? Face à la pauvreté, comment éviter le misérabilisme, l’intrusion, la sensiblerie ? Comment aborder la bonne conscience que confère la charité ? Comment exprimer le respect dû à des organisations qui assurent la survie de nombreuses personnes tout en s’étonnant, voire se révoltant, face à tant de pauvreté et tant de richesse ?